L'esprit selon Kant
RésuméDans la Critique de la faculté de juger, le mot Geist désigne la faculté de présenter des idées esthétiques, alors que le terme d’ idée esthétique se réfère à une intuition pour qui on ne peut jamais trouver un concept adéquat. Kant fait usage de cet excès de l’expérience sur la pensée, de...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2001
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | RésuméDans la Critique de la faculté de juger, le mot Geist désigne la faculté de présenter des idées esthétiques, alors que le terme d’ idée esthétique se réfère à une intuition pour qui on ne peut jamais trouver un concept adéquat. Kant fait usage de cet excès de l’expérience sur la pensée, de ce débordement par l’intuition du concept, non seulement pour définir le beau comme l’expression d’idées esthétiques, mais il l’utilise également pour mettre en lumière les caractéristiques principales de l’usage logique de la faculté de juger réfléchissante. Cet usage a pour tâche de rendre possible l’application de la logique à la nature. Il est montré dans l’étude que l’une des conditions indispensables pour achever cette tâche est la présupposition d’une cohésion d’intuitions sans concept qui, saisi par l’imagination dans l’ appréhension des objets de la nature, sert de point d’appui pour la formation, par l’entendement, d’un concept défini tout en en débordant la présentation. Il serait, bien évidemment, incompatible avec les principes de la philosophie critique de tenir cette cohésion sans concept pour une similarité — ou, pour parler comme Kant lui-même, « affinité » — inhérente aux choses de la nature, mais il serait non moins infondé de la considérer comme un simple produit de notre faculté de spontanéité. L’idée d’une « technique » de la faculté de juger réfléchissante permet de surpasser cette fausse alternative. Loin d’imposer une loi à la nature, la faculté de juger réfléchissante cherche à découvrir dans le divers intuitif une cohérence qui lui sert de règle. C’est pourquoi elle n’est pas seulement capable de mettre à l’épreuve la présentation des concepts empiriques déjà formés, mais tout aussi bien de susciter la formation — et même la transformation réitérée — de nouveaux concepts. Il n’est pas exagéré de dire que, par cette conception d’une « technique » de la faculté de juger réfléchissante, la philosophie transcendantale rend justice à l’ autre de tout ce qui est transcendantal. |
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