Les sources exégétiques albertiennes de l’interprétation philosophique eckhartienne du castellum

Cet essai a pour objet d’analyser les relations entre exégèse et philosophie en comparant les interprétations eckhartienne et albertienne du terme castellum dans la péricope de Marthe et Marie, tirée de l’ Évangile selon saint Luc (Lc 10, 38-42) : en particulier, dans le sermon allemand 2 de Maître...

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Auteur principal: Casteigt, Julie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet essai a pour objet d’analyser les relations entre exégèse et philosophie en comparant les interprétations eckhartienne et albertienne du terme castellum dans la péricope de Marthe et Marie, tirée de l’ Évangile selon saint Luc (Lc 10, 38-42) : en particulier, dans le sermon allemand 2 de Maître Eckhart et dans le sermon latin XXXI ainsi que dans le commentaire Super Lucam (Lc 10, 38-42) d’Albert le Grand. Les enjeux de l’exégèse de ce passage sont, notamment, les suivants : une réflexion éthique sur la vie active et la vie contemplative, un questionnement anthropologique sur la femme, une interrogation théologique sur l’union au principe divin. Albert le Grand interprète castellum dans un sens apparemment fort différent de la théorie de l’âme humaine comme lieu de l’Un et du simple que propose Maître Eckhart. Cependant, l’hypothèse de cet essai est qu’Eckhart énonce de manière plus radicale et explicite les thèses que Maître Albert présente comme ses intuitions les plus personnelles.