La juridicisation de la politique chez Bodin, héritier de Machiavel
Cet article a pour objectif d’approfondir la manière dont Jean Bodin élabore la théorie de l’état ( status) des Républiques comme instrument de la lecture méthodique de l’histoire dans sa Methodus ad facilem historiarum cognitionem (1566 ; 1572), en reprenant ce que Machiavel a développé au sujet d...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2019
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article a pour objectif d’approfondir la manière dont Jean Bodin élabore la théorie de l’état ( status) des Républiques comme instrument de la lecture méthodique de l’histoire dans sa Methodus ad facilem historiarum cognitionem (1566 ; 1572), en reprenant ce que Machiavel a développé au sujet de l’état ( stato) à travers l’analyse comparée de l’histoire romaine avec la réalité florentine dans les Discorsi (c. 1517). Pour éclairer l’élaboration théorique de l’État ( status / stato) chez ces deux auteurs, nous nous penchons sur leur interprétation du pouvoir des tribuns de la plèbe à Rome en fonction de leur regard sur la structure sociale romaine. Si les tribuns ont fait découvrir à Machiavel l’essence de la politique, ils donnent à Bodin la possibilité de la rendre juridique et de cristalliser la théorie du summum imperium (souveraineté). C’est sur cette théorie que Bodin fonde l’état des Républiques. Nous nous proposons ainsi de montrer que l’interprétation de l’histoire romaine a une conséquence majeure sur la théorie politique moderne de la souveraineté. |
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