La complainte parentale, banale en France, inacceptable en Suède
La signification sociale de l’enfance a fluctué au cours de l’histoire, mais acquiert un statut central dans les sociétés modernes occidentales. Dans ces conditions culturelles particulières au sein desquelles l’enfant est « précieux » et au centre de tous les investissements, est-il conce...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2026
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La signification sociale de l’enfance a fluctué au cours de l’histoire, mais acquiert un statut central dans les sociétés modernes occidentales. Dans ces conditions culturelles particulières au sein desquelles l’enfant est « précieux » et au centre de tous les investissements, est-il concevable de s’en plaindre ? Les parents peuvent-ils dire leur insatisfaction ? Il semble que le processus de sacralisation de l’enfance n’ait pas atteint uniformément toutes les sociétés. Les rares données quantitatives relatives aux représentations de la parentalité montrent des écarts très importants entre la France et la Suède au sujet du pessimisme parental. Ce résultat est confirmé par une série d’entretiens (n = 38) menée dans les deux pays en 2023 : la complainte parentale est courante en France ; elle est absente, presque indicible, en Suède. Cet article montre comment des cultures de parentalités contrastées se développent dans les deux sociétés et tente d’expliquer les différences observées par le statut de l’enfance et par les inégalités de genre.
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