Nommer les « nouveaux pauvres »
Depuis les années 1980, la question de l’insertion professionnelle s’est imposée dans de nombreux organismes d’assistance aux pauvres, dont les associations caritatives. Cet article a pour objet d’interroger la manière dont s’y définit le statut de ces « nouveaux pauvres ». Adoptant une approche ins...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2022
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Depuis les années 1980, la question de l’insertion professionnelle s’est imposée dans de nombreux organismes d’assistance aux pauvres, dont les associations caritatives. Cet article a pour objet d’interroger la manière dont s’y définit le statut de ces « nouveaux pauvres ». Adoptant une approche institutionnelle de la pauvreté, il montre, à partir d’une double enquête quantitative et qualitative, que l’introduction de la question de l’emploi dans ce monde associatif s’est accompagnée d’une prise de distance avec la figure du « pauvre », sans pour autant conduire à celle du « chômeur », ni même toujours à celle du « précaire ». Les modes de désignation des individus pris en charge y sont divers et peu stabilisés : « éloignés de l’emploi », « personnes fragiles », « très en difficulté », voire simplement « bénéficiaires », « accueillis », « usagers ». Ils révèlent l’indétermination qui caractérise encore aujourd’hui le statut du public de ces structures, plus de trente ans après l’émergence de la problématique de la « nouvelle pauvreté » en France. Cet article a pour but d’éclairer les ressorts de cette indétermination persistante. |
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