Le citoyen peut-il se passer de l'homme ? La critique des droits de l'homme de Marx et l'antihumanisme d'Althusser

Dans Zur Judenfrage, Marx critique les droits de l'homme et du citoyen énoncés par les textes constitutionnels français comme instrumentalisation de l'universalité formelle de la citoyenneté, au service des intérêts réels d'une humanité réduite à sa particularité bourgeoise. Pour Alth...

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Auteur principal: Benoit, Audrey
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2019
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans Zur Judenfrage, Marx critique les droits de l'homme et du citoyen énoncés par les textes constitutionnels français comme instrumentalisation de l'universalité formelle de la citoyenneté, au service des intérêts réels d'une humanité réduite à sa particularité bourgeoise. Pour Althusser, qui juge que la « coupure épistémologique » séparant la préhistoire idéologique de Marx de son accès à la scientificité date de 1845, ce texte de 1843 relève encore de l'idéologie humaniste. Afin de réévaluer la lecture antihumaniste qu'Althusser fait de Marx, on montre que le texte de 1843 est déjà sous-tendu par un antihumanisme épistémologique, qui vise la construction juridique d'une double abstraction : celle du citoyen, comme figure universelle, et celle de l'homme, comme individu naturel. Ce texte témoigne de l'épistémologie politique de Marx. Une révolution problématique est ainsi à l'œuvre, dans la critique sociale de Marx.