Malebranche, le stoïcisme et les trois erreurs de l’orgueil
Dans la critique du stoïcisme par Malebranche, l’orgueil intervient à la fois sur le plan théologique, avec le péché originel, et sur le plan physiologique, avec le poids de l’imagination. Il suscite une triple méconnaissance : – de notre nature et de notre vulnérabilité ; – de la nature de Dieu e...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans la critique du stoïcisme par Malebranche, l’orgueil intervient à la fois sur le plan théologique, avec le péché originel, et sur le plan physiologique, avec le poids de l’imagination. Il suscite une triple méconnaissance : – de notre nature et de notre vulnérabilité ; – de la nature de Dieu et de son Incarnation ; – de la logique propre aux passions et des impasses des doctrines morales établies sur le strict plan de l’immanence interpassionnelle, et notamment de la pensée cartésienne. Éclairant la position de Malebranche vis-à-vis de l’épicurisme, du stoïcisme chrétien, des usages uniquement polémiques ou rhétoriques du stoïcisme et surtout du cartésianisme, ces critiques appellent aussi à faire droit à la vulnérabilité humaine et divine et à lutter avec les passions sans se trouver sur le terrain passionnel. Exigence contradictoire ? Non, car la grâce peut y répondre.
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