Esprit, où es-tu ? Pérennité de la distinction entre présence locale et présence virtuelle
La distinction scolastique entre ubiété (le « là où » un pouvoir s’exerce) et localité (le contact mathématique) est reprise discrètement par les philosophies du xviie et du xviiie siècles afin de caractériser les modalités spécifiques de la présence de l’esprit dans l’espace. Bien que certains au...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La distinction scolastique entre ubiété (le « là où » un pouvoir s’exerce) et localité (le contact mathématique) est reprise discrètement par les philosophies du xviie et du xviiie siècles afin de caractériser les modalités spécifiques de la présence de l’esprit dans l’espace. Bien que certains auteurs comme John Locke ou Henry More lui soient hostiles, et alors que les conceptions de l’espace sont renouvelées par ce qu’il est convenu d’appeler la révolution scientifique, cette distinction est l’objet d’un réemploi constant. Cette étude en montre d’abord l’importance, méconnue, pour les pneumatologies de Reid et de Kant. Une deuxième partie, qui suit une suggestion du philologue James Harris, l’auteur des Philosophical Arrangements, en retrace les origines dans l’héritage aristotélicien. On montre enfin comment la notion d’ubiété ou présence dynamique est mobilisée dans l’esthétique et la phénoménologie de l’esprit incarné. |
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