L'individualité « cellophane » et la personne
RésuméLa physique panpsychiste de Ruyer est fondée sur deux arguments : la science, par méthode, ne peut que méconnaître les formes, ne connaît que les structures, et toute réalité ne peut être qu’en se possédant activement, c’est-à-dire comme domaine, ou subjectivité, ou présence. La critique décis...
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2013
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RPHI_131_0045RPHIRevue philosophique de la France et de l'étranger https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2013-1-page-45?lang=fr https://doi.org/10.3917/rphi.131.0045 L'individualité « cellophane » et la personne Conrad, André2013 fre Revue philosophique de la France et de l'étranger | 138 | 1 | 2013-02-18 | p. 45-58 | 0035-3833 RPHI_13173 RésuméLa physique panpsychiste de Ruyer est fondée sur deux arguments : la science, par méthode, ne peut que méconnaître les formes, ne connaît que les structures, et toute réalité ne peut être qu’en se possédant activement, c’est-à-dire comme domaine, ou subjectivité, ou présence. La critique décisive du parallélisme psycho-physique montre que la philosophie de l’esprit, ou le fameux mind-body problem, n’est qu’un catalogue de faux problèmes (par exemple: y a-t-il une causalité mentale ? une interaction entre l’âme et le corps ?). Mais, s’agissant de la personne humaine, le spiritualisme ruyérien continue la tradition empiriste ( cf. W. James) en faisant du « je » un point de perspective mythique et provisoire. Le « je » émerge pragmatiquement de la présence, ne la constitue pas et disparaît avec elle. Peut-on opposer à ce spiritualisme sans sujet personnel un « je » distant et séparé de la seule présence ? À distance par là même de l’activité qui, au lieu de la substance, est la catégorie fondamentale de l’ontologie ruyérienne.“Cellophane individuality” and the PersonRuyer’s panpsychical physics is based on two arguments: science, by its method, can only underestimate the forms, can only know the structures, and any reality can exist only by controlling itself actively, that is as a domain, a subjectivity, or a presence. The crucial criticism of psycho-physical parallelism shows that the philosophy of mind, or the famous mind-body problem, is only a catalog of non-problems (e.g.: does mental causality exist? An interaction between soul and body?). However, with respect to the human person, Ruyerian spiritualism continues the empiricist tradition (cf. W. James) by turning the «I» into a mythical and temporary focal point. The «I» pragmatically emerges from the presence, it does not constitute it and it disappears with it. Can we oppose to this spiritualism deprived of any personal subject an «I» far more distant and separated from presence only? Does is exist severed from activity, which, replacing substance, is the fundamental category of Ruyerian ontology?Cairn free access |
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RésuméLa physique panpsychiste de Ruyer est fondée sur deux arguments : la science, par méthode, ne peut que méconnaître les formes, ne connaît que les structures, et toute réalité ne peut être qu’en se possédant activement, c’est-à-dire comme domaine, ou subjectivité, ou présence. La critique décisive du parallélisme psycho-physique montre que la philosophie de l’esprit, ou le fameux mind-body problem, n’est qu’un catalogue de faux problèmes (par exemple: y a-t-il une causalité mentale ? une interaction entre l’âme et le corps ?). Mais, s’agissant de la personne humaine, le spiritualisme ruyérien continue la tradition empiriste ( cf. W. James) en faisant du « je » un point de perspective mythique et provisoire. Le « je » émerge pragmatiquement de la présence, ne la constitue pas et disparaît avec elle. Peut-on opposer à ce spiritualisme sans sujet personnel un « je » distant et séparé de la seule présence ? À distance par là même de l’activité qui, au lieu de la substance, est la catégorie fondamentale de l’ontologie ruyérienne. |
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