Pierre Guenancia, Le Regard de la pensée. Philosophie de la représentation, Paris, puf, 2009, coll. « Fondements de la politique », 318 p.

RésuméPour que la liberté s’établisse à un autre niveau que celui des choses régies par la nécessité causale, il faut le niveau de l’âme. Mais la liberté n’est possible qu’accompagnée de multiples illusions. Or, l’amour est l’acte du sujet de l’âme : il s’offre totalement à l’autre en renversant rad...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Panero, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2011
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:RésuméPour que la liberté s’établisse à un autre niveau que celui des choses régies par la nécessité causale, il faut le niveau de l’âme. Mais la liberté n’est possible qu’accompagnée de multiples illusions. Or, l’amour est l’acte du sujet de l’âme : il s’offre totalement à l’autre en renversant radicalement son principe de fondation qui est l’autocentration (la phénoménalisation de toute chose sur le soi). Par conséquent, l’amour se situe aux confins imprenables de la possibilité d’illusions qui accompagnent la liberté. De plus, l’amour est toujours menacé par la possibilité masquée de l’autosatisfaction (« pour l’autre » afin de se satisfaire soi-même). Cependant, cette double suspicion d’illusion n’anéantit pas la possibilité de l’amour. L’amour, qui est encore plus difficile que la liberté, reste possible comme ce qui est caché et à condition d’être caché.