Les « Descartes » de Geneviève Rodis-Lewis et la pensée du développement
Les « Descartes » de Geneviève Rodis-Lewis et la pensée du développement On cherche à mettre en perspective les divers ouvrages généraux de Geneviève Rodis-Lewis sur Descartes, « ses » Descartes, qui se reprennent et se corrigent sans se répéter ni se contredire, avec les trois images de Descartes...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2007
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les « Descartes » de Geneviève Rodis-Lewis et la pensée du développement
On cherche à mettre en perspective les divers ouvrages généraux de Geneviève Rodis-Lewis sur Descartes, « ses » Descartes, qui se reprennent et se corrigent sans se répéter ni se contredire, avec les trois images de Descartes qui dominent les études cartésiennes en France autour des années 1950 : « les » Descartes de Gouhier, d’Alquié et de Gueroult. La notion de développement semble un trait commun à l’objet étudié et à la méthode mise en œuvre pour l’approcher. 1 / Le Colloque de Royaumont (octobre 1955, actes publiés en 1957) fait passer G. Rodis-Lewis d’une « petite querelle » avec P. Mesnard sur l’ordre des passions de l’âme à la « grande querelle » sur l’essence de la pensée, comme purement intellectuelle ou comme activité de la volonté. M. Gueroult, tout en le rejetant comme leibnizien et non cartésien, reconnaît l’importance de l’ « embryon de conscience » mis en valeur par G. Rodis-Lewis. 2 / Désormais, elle ne cessera d’approfondir l’enquête sur « la première métaphysique de Descartes », celle de 1628-1630, méconnue à la fois par ceux qui refusent avec Gueroult tout ordre chronologique et par ceux qui le réduisent avec Alquié à une évolution unilatérale, les uns et les autres manquant ainsi le développement de la pensée de la liberté. 3 / On termine par le fragment du manuscrit Cartesius, que G. Rodis-Lewis a retraduit et dont elle a, la première, sinon la seule, dégagé l’importance. Sans se confondre avec la double définition de la liberté de la Méditation IV, ce passage l’anticipe et « il est difficile de se défendre de l’impression que voilà l’embryon d’où sortira la pensée métaphysique de Descartes ». |
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