Denis Fisette et Pierre Poirier, Philosophie de l’esprit, état des lieux, Paris, Vrin, 2000, 338 p., 28,68 E.

RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Engel, Pascal
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2004
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beskrivelse
Summary:RÉSUMÉS — ABSTRACTSPenser par soi-même : dans le chapitre liminaire de la seconde Démocratie en Amérique (1840), Tocqueville s’interroge sur ce mot d’ordre des modernes qui est aussi leur « méthode philosophique ». À travers l’exemple américain, idéal-typique de l’anthropologie démocratique, il en souligne l’ambivalence et s’interroge sur les promesses de la philosophie cartésienne : si la raison individuelle est libérée du carcan de la tradition et des préjugés, chacun trouvera-t-il en lui-même les moyens d’un exercice raisonné du jugement ? Il se pourrait qu’à l’inverse se trouve révélé le vide des esprits, que comblent dangereusement les réponses de l’opinion majoritaire, souveraine en démocratie. En montrant comment l’individualisme intellectuel est à la source d’une nouvelle forme d’aliénation, Tocqueville inscrit le doute au cœur de l’optimisme libéral au moment où le libéralisme officiel (Cousin, Guizot) récupère le cartésianisme et célèbre en lui l’ « esprit français ».