Les maîtres de Cratès
Au livre VI des Vies et doctrines des philosophes illustres, Diogène Laërce présente le cynisme comme une école philosophique issue de Socrate et préfigurant le stoïcisme, à travers la séquence Socrate – Antisthène – Diogène – Cratès – Zénon. Le maillon de la chaîne unissant Diogène à Cratès ne fai...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2015
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au livre VI des Vies et doctrines des philosophes illustres, Diogène Laërce présente le cynisme comme une école philosophique issue de Socrate et préfigurant le stoïcisme, à travers la séquence Socrate – Antisthène – Diogène – Cratès – Zénon. Le maillon de la chaîne unissant Diogène à Cratès ne fait pourtant pas l’unanimité. Au sein même de son ouvrage, l’auteur mentionne deux autres maîtres attribués à Cratès, soit Bryson d’Achaïe et Stilpon. Si le premier nous est inconnu, les sources nous renseignent assez sur le second pour apprécier des recoupements entre sa philosophie et celle de Cratès. Cette tradition parallèle, qui relie Cratès au mégarisme, fut écartée par Diogène Laërce au moment de la composition du livre VI, au profit d’une version liant le stoïcisme au socratisme via le cynisme exclusivement. Bien qu’il ne fasse aucun doute sur le plan philosophique que Cratès est l’héritier de Diogène, nous ne pouvons toutefois pas exclure la possibilité que le philosophe ait subi une double influence cynique et mégarique. |
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