Esprit et corps, ce qu’en dit Descartes

Dans cet article, l’auteure examine la place de Descartes dans la réflexion actuelle sur le dilemme corps-esprit. Son hypothèse de départ est que, dans l’histoire des idées, les questions posées peuvent être aussi importantes que les réponses reçues. L’interrogation primordiale de Descartes était «...

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Autori principali: Urban, Elizabeth, Raguet, Christian
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RPA1_010_0083
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language Français
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topic cogito ergo sum
Descartes
neurobiologie
neuropsychologie
neuroscience
question de la subjectivité et du cerveau
unité corps-esprit
Brain-subjectivity question
Cogito ergo sum
Descartes
Mind-Body Unity
Neurobiology
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description Dans cet article, l’auteure examine la place de Descartes dans la réflexion actuelle sur le dilemme corps-esprit. Son hypothèse de départ est que, dans l’histoire des idées, les questions posées peuvent être aussi importantes que les réponses reçues. L’interrogation primordiale de Descartes était « Comment avoir une certitude ? » et sa recherche le conduisit au cogito ergo sum. Cette réponse souleva aussitôt la question de savoir si l’esprit était séparé du corps ou unifié avec lui. Ceux qui soutiennent aujourd’hui que le cerveau et la subjectivité sont unifiés affirment que le philosophe a « séparé » l’esprit du corps ; ils évoquent l’« erreur de Descartes ». Cet article note que les détracteurs de Descartes ne reconnaissent pas sa contribution à la pensée occidentale, qui a été d’introduire les Lumières et de donner une place à la subjectivité humaine. De plus, l’examen de la correspondance de Descartes avec la princesse Élisabeth de Bohême montre que Descartes croyait en fait à l’unité de l’esprit et du corps, bien qu’il ne puisse pas concilier cela, rationnellement, avec la certitude, issue de son expérience personnelle, qu’il s’agissait de substances distinctes. Ainsi, Descartes se trouvait face au même dilemme que celui de penseurs et de chercheurs contemporains, un différend qui n’est toujours pas résolu.
author Urban, Elizabeth
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Cette réponse souleva aussitôt la question de savoir si l’esprit était séparé du corps ou unifié avec lui. Ceux qui soutiennent aujourd’hui que le cerveau et la subjectivité sont unifiés affirment que le philosophe a « séparé » l’esprit du corps ; ils évoquent l’« erreur de Descartes ». Cet article note que les détracteurs de Descartes ne reconnaissent pas sa contribution à la pensée occidentale, qui a été d’introduire les Lumières et de donner une place à la subjectivité humaine. De plus, l’examen de la correspondance de Descartes avec la princesse Élisabeth de Bohême montre que Descartes croyait en fait à l’unité de l’esprit et du corps, bien qu’il ne puisse pas concilier cela, rationnellement, avec la certitude, issue de son expérience personnelle, qu’il s’agissait de substances distinctes. Ainsi, Descartes se trouvait face au même dilemme que celui de penseurs et de chercheurs contemporains, un différend qui n’est toujours pas résolu. In this paper the author considers Descartes’ place in current thinking about the mind-body dilemma. The premise here is that in the history of ideas, the questions posed can be as significant as the answers acquired. Descartes’ paramount question was ‘How do we determine certainty ?’ and his pursuit of an answer led to cogito ergo sum. His discovery simultaneously raised the question whether 93in dis separate from or unified with the body. Some who currently hold that brain and subjectivity are unified contend that the philosopher ‘split’ mind from body and refer to ‘Descartes’ error’. This paper puts forward that Descartes’ detractors fail to recognise Descartes’ contribution to Western thought, which was to introduce the Enlightenment and to give a place to human subjectivity. Added to this, evidence from Descartes’ correspondence with Princess Elisabeth of Bohemia supports the conclusion that Descartes did in fact believe in the unity of mind and body although he could not reconcile this rationally with the certainty from personal experience that they were separate substances. In this Descartes was engaged in just the same dilemma as that of current thinkers and researchers, a conflict which still is yet to be resolved. El presente artículo considera el lugar de Descartes en las corrientes de pensamiento actual sobre el dilema mente-cuerpo. La premisa es que, en la historia de las ideas, la pregunta que se realiza puede ser tan significativa como la respuesta encontrada. La pregunta primordial de Descartes fue ‘¿Cómo determinamos la certeza ?’ y su búsqueda de respuesta lo condujo a cogito ergo sum. Su descubrimiento introdujo simultáneamente la pregunta sobre si la mente está separada o unificada con el cuerpo. Algunos de quienes actualmente sostienen la unidad entre cerebro y subjetividad afirman que el filósofo ‘separó’ la mente del cuerpo y se refieren a ello como al ‘error de Descartes’. El presente trabajo postula que los detractores de Descartes fallan en reconocer la contribución de Descartes al pensamiento occidental, la cual fue introducir la Iluminación y dar un lugar a la subjetividad humana. A su vez, evidencia de la correspondencia entre Descartes y la Princesa Elisabeth de Bohemia, fundamenta la conclusión de que Descartes creyó en la unidad de mente y cuerpo, aunque él no pudo reconciliar esta afirmación con la certeza ofrecida por la experiencia personal de que son sustancias separadas. Aquí Descartes estaba inmerso en el mismo dilema que los pensadores e investigadores actuales, un conflicto que aún necesita resolverse. In diesem Beitrag untersucht die Autorin die Stellung Descartes’ im heutigen Denken über das Geist-Körperdilemma. Als Prämisse gilt, daß in der Geistesgeschichte die gestellte Frage ebenso bedeutsam sein kann wie die erhaltene Antwort. Descartes zentrale Frage lautete: ‘Wie bestimmen wir Gewißheit?’ und sein Streben nach einer Antwort führte ihn zu cogito ergo sum. Seine Antwort warf gleichzeitig die Frage auf, ob der Geist getrennt vom Körper existiert oder mit diesem eine Einheit bildet. Einige, die gegenwärtig dafür stehen, daß Hirn und Subjektivität eine Einheit bilden disputieren, daß der Philosoph Geist und Körper ‘gespalten’ habe und sprechen von ‘Descartes’ Irrtum’. Dieser Text argumentiert dahingehend, daß Descartes Verleumder es verabsäumen, Descartes’ Beitrag zum westlichen Denken anzuerkennen, der die Aufklärung einführte und der menschlichen Subjektivität einen Platz gab. Hinzugefügt werden Beweise aus Descartes Korrespondenz mit Prinzessin Elisabeth von Böhmen, die die Schlußfolgerung unterstützen, daß Descartes in der Tat an die Einheit von Geist und Körper glaubte, obgleich er dieses rational nicht in Einklang bringen konnte mit den Gewißheiten persönlicher Erfahrung, daß es sich um getrennte Wesenheiten handele. Hier war Descartes im selben Dilemma gefangen wie heutige Denker und Forscher, einem Konflikt, der noch immer auf seine Lösung wartet.In questo articolo l’Autrice considera il ruolo di Cartesio nel pensiero contemporaneo in riferimento al dilemma mente-corpo. La premessa è che nella storia delle idee le questioni poste possono essere tanto significative quanto le risposte che ricevono. La domanda fondamentale di Cartesio era “Come determiniamo la certezza?” e la sua ricerca di una risposta lo portò al suo cogito ergo sum. La sua scoperta toccò la questione se la mente sia separata o unita al corpo. Quelli che attualmente sostengono che il cervello e la soggettività coincidono, affermano che il filosofo ha “separato” la mente dal corpo e vi fanno riferimento parlando dell’ “errore di Cartesio”. Questo lavoro vuole suggerire che i detrattori di Cartesio non hanno riconosciuto il contributo che lui ha dato al pensiero occidentale, che è consistito nell’introdurre l’Illuminismo e dare spazio alla soggettività umana. Inoltre, dalla corrispondenza tra Cartesio e la Principessa Elisabetta di Boemia, emerge che Cartesio credeva nell’unità di mente e corpo, sebbene non riuscisse a conciliarla razionalmente con la certezza, proveniente dall’esperienza personale, che si trattava di sostanze separate. In ciò Cartesio si trovò coinvolto proprio nello stesso dilemma degli attuali teorici e ricercatori, un conflitto che è ancora lontano dall’essere risolto.Neste artigo, a autora examina o lugar de Descartes na reflexão atual sobre o dilema corpo-mente. A sua premissa é que, na história das ideias, as questões colocadas podem ser tão importantes quanto as respostas recebidas. A questão primordial de Descartes era “Como ter uma certeza?” e sua pesquisa o conduziu ao cogito ergo sum. Essa resposta levantou imediatamente a questão de saber se a mente estava separada do corpo ou unida a ele. Aqueles que sustentam hoje em dia que o cérebro e a subjetividade são unificados afirmam que o filósofo “separou” a mente do corpo; eles evocam o “erro de Descartes”. Este artigo sustenta que os detratores de Descartes não reconhecem a sua contribuição ao pensamento ocidental, que foi introduzir o Iluminismo e conferir um lugar para a subjetividade humana. Além disso, o exame da correspondência de Descartes com a princesa Elisabete da Boêmia mostra que Descartes realmente acreditava na unidade da mente e do corpo, embora ele não pudesse conciliar isso, racionalmente, com a certeza, com base na sua experiência pessoal, de que se tratava de substâncias distintas. Assim, Descartes se deparou com o mesmo dilema dos pensadores e pesquisadores contemporâneos, uma discordância que ainda não foi resolvida.Cairn restricted access