Esprit et corps, ce qu’en dit Descartes
Dans cet article, l’auteure examine la place de Descartes dans la réflexion actuelle sur le dilemme corps-esprit. Son hypothèse de départ est que, dans l’histoire des idées, les questions posées peuvent être aussi importantes que les réponses reçues. L’interrogation primordiale de Descartes était «...
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| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans cet article, l’auteure examine la place de Descartes dans la réflexion actuelle sur le dilemme corps-esprit. Son hypothèse de départ est que, dans l’histoire des idées, les questions posées peuvent être aussi importantes que les réponses reçues. L’interrogation primordiale de Descartes était « Comment avoir une certitude ? » et sa recherche le conduisit au cogito ergo sum. Cette réponse souleva aussitôt la question de savoir si l’esprit était séparé du corps ou unifié avec lui. Ceux qui soutiennent aujourd’hui que le cerveau et la subjectivité sont unifiés affirment que le philosophe a « séparé » l’esprit du corps ; ils évoquent l’« erreur de Descartes ». Cet article note que les détracteurs de Descartes ne reconnaissent pas sa contribution à la pensée occidentale, qui a été d’introduire les Lumières et de donner une place à la subjectivité humaine. De plus, l’examen de la correspondance de Descartes avec la princesse Élisabeth de Bohême montre que Descartes croyait en fait à l’unité de l’esprit et du corps, bien qu’il ne puisse pas concilier cela, rationnellement, avec la certitude, issue de son expérience personnelle, qu’il s’agissait de substances distinctes. Ainsi, Descartes se trouvait face au même dilemme que celui de penseurs et de chercheurs contemporains, un différend qui n’est toujours pas résolu.
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