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Cet article se propose de relever un défi historiographique sur une des ruptures les plus importantes dans l’histoire de la psychanalyse, celle de Sigmund Freud (1856-1939) et Carl Gustav Jung (1875-1961), sur laquelle chacun des protagonistes a donné sa version. Pour parler de l’inéluctable, l’un...

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Auteur principal: Amer, Karima
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Résumé:Cet article se propose de relever un défi historiographique sur une des ruptures les plus importantes dans l’histoire de la psychanalyse, celle de Sigmund Freud (1856-1939) et Carl Gustav Jung (1875-1961), sur laquelle chacun des protagonistes a donné sa version. Pour parler de l’inéluctable, l’un et l’autre ont trouvé des images. Histoire d’un complexe paternel, procès d’individuation et de prise d’indépendance, « déviation théorique » à l’orée du maternel et du religieux, différence de tempérament. Drame d’un dauphin très tôt reconnu et embarrassé de l’être… Défi historiographique où il s’agira d’« oublier Freud », non pas pour se passer de la psychanalyse, mais plutôt pour introduire la présence de Théodore Flournoy (1854-1920) et ses recherches sur l’occultisme, derrière la rupture entre Jung et Freud. Entre Jung et Flournoy, des intérêts communs pour l’occulte, l’imagination créatrice, le religieux. Entre Jung et Freud, la dementia praecox et la paranoïa. Aussi dans cet article, tracerai-je autour de ces trois hommes, via les rêves et les évènements auxquels ils ont été mêlés, des correspondances entre l’imagination créatrice, l’inconscient mythopoïétique, le délire, la démence précoce, la guérison.