La Psychose, une réponse à la Peur
Cet article vise à offrir un modèle de compréhension de l’expérience psychotique, intégrant à une base neurologique des concepts psychologiques utilisés par diverses approches psychothérapeutiques. La pharmacothérapie y occupe une place secondaire, non négligeable. À partir d’une description détail...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2021
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Cet article vise à offrir un modèle de compréhension de l’expérience psychotique, intégrant à une base neurologique des concepts psychologiques utilisés par diverses approches psychothérapeutiques. La pharmacothérapie y occupe une place secondaire, non négligeable.
À partir d’une description détaillée de la réponse neuro-physio-psychologique face à la menace/danger, soit le « figer, fuir, foncer » typique et l’émotion de peur comme indice de cette réponse, nous verrons comment l’enchaînement stimulus-réponse s’applique autant à la réponse anxieuse qu’à la solution psychotique. Un continuum est proposé allant de la phobie simple avec son évitement de type comportemental jusqu’à la psychose et son évitement de nature psychique.
Dans ce modèle, la psychose constitue une forme d’évitement. Elle fait partie d’un système de protection activé lorsque le patient est « menacé » de ressentir un trauma/souffrance/danger « insupportable ». Les réponses de ce système (isolement, hallucinations, délire, etc.) se produisent de manière automatique. Ces réponses psychiques orientent l’attention du patient et celle des soignants à distance de l’objet véritable de la peur. L’origine du problème demeure donc inconsciente pendant que le patient et les soignants sont « occupés » par une « autre réalité », par une peur attribuée à l’extérieur, résultat de la projection de ce qui demeure dénié à l’intérieur.
L’article propose des moyens pratiques illustrés par des exemples permettant de remonter jusqu’à l’objet de la peur à partir du contenu des manifestations psychotiques. Dans le contenu des hallucinations, des phénomènes paranoïdes, des délires et des rêves se trouvent les éléments qui permettent d’éclairer ce qui est évité au moyen de ces manifestations.
En pratique, l’identification de l’objet de la peur ne résout pas tout. Il faut aussi que la souffrance suscitée dans le patient soit contenue, d’abord par le thérapeute, ensuite par le thérapeute avec le patient puis par le patient lui-même. On peut ainsi espérer que le patient se voie libéré de l’emprise du système de protection contre cet objet. Cette personne peut alors devenir libre de vivre sa propre vie. Ce trajet « idéal » est impossible si le thérapeute ne possède pas une représentation adéquate de ce qui se passe à l’intérieur du patient et entre lui et ce patient. Cet article propose une telle représentation.
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