Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne

La question religieuse fut un des principaux motifs de désaccord entre Freud et Jung, ce dernier considérant pour sa part que l’existence d’une « fonction religieuse », avérée par la pratique analytique, n’induit pas forcément la croyance en un Dieu personnel et révélé. De quelle « religion » est-il...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Bonardel, Françoise
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2016
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RPA1_005_0043
record_format cairn
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic Âme
Expérience
Foi
Fonction religieuse
Gnose
Imago Dei
Individuation
Numineux (le)
Phénoménologie
Piété
Religion
Rites
Sacré (le)
Soi
Spiritualité
Tradition
(the) Numinous
(the) Sacred
Belief
Experience
Gnosis
I
Individuation
mago Dei
Phenomenology
Piety
Religion
Religious Function
Rites
Self
Spirituality
Tradition
spellingShingle Âme
Expérience
Foi
Fonction religieuse
Gnose
Imago Dei
Individuation
Numineux (le)
Phénoménologie
Piété
Religion
Rites
Sacré (le)
Soi
Spiritualité
Tradition
(the) Numinous
(the) Sacred
Belief
Experience
Gnosis
I
Individuation
mago Dei
Phenomenology
Piety
Religion
Religious Function
Rites
Self
Spirituality
Tradition
Bonardel, Françoise
Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
topic_facet Âme
Expérience
Foi
Fonction religieuse
Gnose
Imago Dei
Individuation
Numineux (le)
Phénoménologie
Piété
Religion
Rites
Sacré (le)
Soi
Spiritualité
Tradition
(the) Numinous
(the) Sacred
Belief
Experience
Gnosis
I
Individuation
mago Dei
Phenomenology
Piety
Religion
Religious Function
Rites
Self
Spirituality
Tradition
description La question religieuse fut un des principaux motifs de désaccord entre Freud et Jung, ce dernier considérant pour sa part que l’existence d’une « fonction religieuse », avérée par la pratique analytique, n’induit pas forcément la croyance en un Dieu personnel et révélé. De quelle « religion » est-il alors question ? La réponse est loin d’être simple puisqu’en se démarquant aussi bien de l’athéisme que du fidéisme, Jung a tracé une voie nouvelle capable de transformer en « savoir » l’expérience vécue au contact du numineux. Ainsi est-ce une « gnose » (connaissance) qui vient remplacer la foi généralement associée à une appartenance confessionnelle. Si l’expérience se substitue ainsi à la croyance, les contenus archétypiques qu’elle permet de découvrir restituent toutefois aux images et récits traditionnels le sens symbolique que les rituels religieux avaient contribué à évacuer. Loin donc d’être une illusion confortée par des comportements obsessionnels, cette religiosité faite d’attention respectueuse à ce qui advient dans l’âme humaine se révèle partie prenante du processus d’individuation.
author Bonardel, Françoise
author_facet Bonardel, Françoise
author_sort Bonardel, Françoise
title Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
title_short Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
title_full Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
title_fullStr Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
title_full_unstemmed Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
title_sort confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
publishDate 2016
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-de-psychologie-analytique-2016-1-page-43?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rpa1.005.0043
_version_ 1877246754717433856
spelling cairn-RPA1_005_0043RPA1Revue de Psychologie Analytique https://shs.cairn.info/revue-de-psychologie-analytique-2016-1-page-43?lang=fr https://doi.org/10.3917/rpa1.005.0043 Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne Bonardel, Françoise2016 ÂmeExpérienceFoiFonction religieuseGnoseImago DeiIndividuationNumineux (le)PhénoménologiePiétéReligionRitesSacré (le)SoiSpiritualitéTradition(the) Numinous(the) SacredBeliefExperienceGnosisIIndividuationmago DeiPhenomenologyPietyReligionReligious FunctionRitesSelfSpiritualityTraditionfre Revue de Psychologie Analytique | 5 | 1 | 2016-06-30 | p. 43-63 | 2268-8870 RPA1_00596 La question religieuse fut un des principaux motifs de désaccord entre Freud et Jung, ce dernier considérant pour sa part que l’existence d’une « fonction religieuse », avérée par la pratique analytique, n’induit pas forcément la croyance en un Dieu personnel et révélé. De quelle « religion » est-il alors question ? La réponse est loin d’être simple puisqu’en se démarquant aussi bien de l’athéisme que du fidéisme, Jung a tracé une voie nouvelle capable de transformer en « savoir » l’expérience vécue au contact du numineux. Ainsi est-ce une « gnose » (connaissance) qui vient remplacer la foi généralement associée à une appartenance confessionnelle. Si l’expérience se substitue ainsi à la croyance, les contenus archétypiques qu’elle permet de découvrir restituent toutefois aux images et récits traditionnels le sens symbolique que les rituels religieux avaient contribué à évacuer. Loin donc d’être une illusion confortée par des comportements obsessionnels, cette religiosité faite d’attention respectueuse à ce qui advient dans l’âme humaine se révèle partie prenante du processus d’individuation.One of the main themes of difference between Freud and Jung was the question of religion; although analytic practice confirms the existence of a “religious function”, it does not of itself predicate a belief in the revelation of a personal God, according to Jung. So what is meant by “religion” in this case? The answer is far from straightforward, since eschewing both atheism and deism, Jung seems to have traced a third way capable of transforming the experience of the numinous into a sort of “knowing”. So is this a form of “gnosis” (knowledge), which is a substitution for the faith normally associated with belonging to a religious denomination? Thus if experience takes the place of belief, then the archetypal contents it uncovers are able to give back symbolic meaning to traditional images and narratives that religious ritual has helped to empty. Piety in that instance becomes far from an illusion nourished by obsessional behaviours, but is seen to be a guiding aspect of the individuation process fostered by respectful attention to what emerges in the human soul.El problema de la religión fue uno de los motivos principales de desacuerdo entre Freud y Jung pues este último consideraba que la existencia de una “función religiosa”, probada por la práctica analítica, no induce forzosamente la creencia en un Dios personal y revelado. ¿De qué religión se trata entonces? La respuesta no es simple puesto que al distinguirse tanto del ateísmo como del fideísmo, Jung trazó un nuevo camino capaz de transformar en “saber” la experiencia vivida al contacto de lo numinoso. De esta manera, una “gnosis” (conocimiento) viene a remplazar la fe asociada, por lo general, a una pertenencia confesional. Si la experiencia se sustituye de ese modo a la creencia, los contenidos arquetípicos que ésta permite descubrir restituyen, no obstante, a las imágenes y a los relatos tradicionales el sentido simbólico que los rituales religiosos habían contribuido a evacuar. Lejos, pues, de ser una ilusión reforzada por comportamientos obsesivos, esta religiosidad, hecha de atención respetuosa ante lo que adviene (surge) en el alma humana, resulta ser parte del proceso de individuación.Der französische Dichter der Romantik, Gérard de Nerval, hat das Irrationale mit Klarheit und einer bemerkenswerten Begabung erforscht. Jung sah diese Untersuchungen als eine Arbeit von “besonderer Größe” an. Jung hielt zwei unveröffentlichte Vorträge über den Text Aurelia von Nerval und unterstrich dabei seine Bedeutsamkeit. Entgegen der orthodoxen psychoanalytischen Interpretation erklärte Jung darin gemäß seinem eigenen synthetischen Zugang zum Unbewussten, warum Nerval von seinen Visionen in seinem eigenen Leben keinen Gebrauch machen konnte. Gleichzeitig hob Jung die Gültigkeit der Visionen von Nerval hervor, indem er die Psychologie eines Kunstwerkes von der des Künstlers unterschied. Diese Vorträge zeigen, wie die eigenen Erfahrungen von Jung mit der aktiven Imagination seine Lektüre von Aurelia als Paralleltext zu seinem eigenen Roten Buch beeinflusst haben. Man findet hier einen Schlüssel, um seine Argumente bezüglich der Bedeutung des Symbolismus im modernen Denken zu verstehen.La questione religiosa fu uno dei principali motivi di disaccordo tra Freud e Jung. Quest’ultimo considerava l’esistenza di una « Funzione Religiosa » rivelata dalla pratica analitica, funzione che non induce forzatamente alla credenza in un Dio personale rivelato. Di quale « religione » si parla dunque ? La risposta è ben lontana dall’essere semplice, poiché si demarca sia dall’ateismo che dal fideismo. Jung ha piuttosto tracciato una via nuova, capace di trasformare in « Sapere » l’esperienza vissuta a contatto con il numinoso :questa è la « Gnosi » (conoscenza) che rimpiazzerà la fede generalmente associata a una appartenenza confessionale. Se, infatti, l’esperienza si sostituisce alla credenza, i contenuti archetipici che l’esperienza stessa permette di scoprire, restituiranno il loro significato simbolico alle immagini che i rituali religiosi hanno contribuito a svuotare di senso. Lontano dunque dall’essere un’illusione confortata da comportamenti « ossessionali », questa forma di religiosità presta, invece, particolare e rispettosa attenzione a quello che accade all’animo umano poiché, quando questa forma di religiosità si rivela, impegna il soggetto umano nel suo processo individuativo.A questão religiosa foi um dos principais motivos da discordância entre Freud e Jung, tendo este último considerado que a existência de uma “função religiosa”, constatada pela prática analítica, não induz forçosamente à crença em um Deus pessoal e revelado. O que se quer dizer com “religião”, então, nesse caso? A resposta está longe de ser simples: distanciando-se tanto do ateísmo quanto do fideísmo, Jung traçou uma nova via capaz de transformar em “saber” a experiência vivida com o contato com o numinoso. Assim, é uma “gnose” (conhecimento) que vem substituir a fé geralmente associada a um domínio confessional. Desse modo, se a experiência substitui a crença, os conteúdos arquetípicos que ela permite que sejam descobertos restituem às imagens e aos relatos tradicionais o sentido simbólico que os rituais religiosos haviam contribuído para esvaziar. Longe, portanto, de ser uma ilusão fortalecida pelos comportamentos obsessivos, essa religiosidade feita de respeitosa atenção ao que ocorre na alma humana se revela um elemento interveniente no processo de individuação.Cairn restricted access