Confession religieuse et expérience spirituelle selon la psychologie jungienne
La question religieuse fut un des principaux motifs de désaccord entre Freud et Jung, ce dernier considérant pour sa part que l’existence d’une « fonction religieuse », avérée par la pratique analytique, n’induit pas forcément la croyance en un Dieu personnel et révélé. De quelle « religion » est-il...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2016
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La question religieuse fut un des principaux motifs de désaccord entre Freud et Jung, ce dernier considérant pour sa part que l’existence d’une « fonction religieuse », avérée par la pratique analytique, n’induit pas forcément la croyance en un Dieu personnel et révélé. De quelle « religion » est-il alors question ? La réponse est loin d’être simple puisqu’en se démarquant aussi bien de l’athéisme que du fidéisme, Jung a tracé une voie nouvelle capable de transformer en « savoir » l’expérience vécue au contact du numineux. Ainsi est-ce une « gnose » (connaissance) qui vient remplacer la foi généralement associée à une appartenance confessionnelle. Si l’expérience se substitue ainsi à la croyance, les contenus archétypiques qu’elle permet de découvrir restituent toutefois aux images et récits traditionnels le sens symbolique que les rituels religieux avaient contribué à évacuer. Loin donc d’être une illusion confortée par des comportements obsessionnels, cette religiosité faite d’attention respectueuse à ce qui advient dans l’âme humaine se révèle partie prenante du processus d’individuation. |
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