Le lapis-lazuli et l’âme bleue
Le présent article considère la pierre, la poudre et la couleur comme une étude de cas dans le symbolisme culturel et psychologique du monde matériel. Il suggère qu’il est possible de rendre compte des pouvoirs attribués au lapis outremer en termes de vision cohérente du monde. Cette vision traditio...
Gardado en:
| Auteurs principaux: | , , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2015
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le présent article considère la pierre, la poudre et la couleur comme une étude de cas dans le symbolisme culturel et psychologique du monde matériel. Il suggère qu’il est possible de rendre compte des pouvoirs attribués au lapis outremer en termes de vision cohérente du monde. Cette vision traditionnelle du monde a été sérieusement érodée aux XVIIIe et XIXe siècles, même s’il en reste des échos aujourd’hui, notamment dans le symbolisme évoqué dans l’analyse des rêves ou dans l’étude de la psychologie analytique.
Les auteurs se fondent sur un examen scientifique de peintures antérieures au XVIIe siècle, interprétées à la lumière de textes de cette même époque et selon les reconstructions modernes de procédés historiques. Ils considèrent la source géographique du lapis, sa formation géologique, la chimie de sa purification et son utilisation en art et en médecine. Ils suggèrent que le lapis outremer était considéré symboliquement comme une incarnation minérale pure de l’élément aristotélien, l’eau.
Cette « incarnation » se trouve dans les recherches de Jung sur la méditation orientale et dans ses réflexions sur le symbolisme de la couleur bleue, en référence à Picasso, et également dans la résurgence actuelle des recherches sur la couleur et sa perception. |
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