Chronique, mode d’emploi : les « Lettres chimériques » de Théodore de Banville (1863-1883)
Les « Lettres chimériques » sont un ensemble de chroniques qui paraissent en 1863 au Figaro puis en 1883 au Gil Blas, au cœur de la vaste production en prose de la fin de la vie de Théodore de Banville. La forme lettre, conventionnelle, et le maniement des topoï du genre de la chronique journ...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2026
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les « Lettres chimériques » sont un ensemble de chroniques qui paraissent en 1863 au Figaro puis en 1883 au Gil Blas, au cœur de la vaste production en prose de la fin de la vie de Théodore de Banville. La forme lettre, conventionnelle, et le maniement des topoï du genre de la chronique journalistique – paradoxe, coq à l’âne… –, hérités des pratiques de chroniqueur au long cours de Banville, s’y conjuguent à l’évocation d’enjeux critiques et historiographiques. De la sorte, l’actualité parisienne et ses événements dialoguent avec le xixe siècle littéraire, et même au-delà : sous la plume de Banville, la chronique parle de tous les temps, en parlant de son temps. Nous entendons démontrer que, si une grande question parcourt cet ensemble – comment créer ? –, celle-ci est aussi un miroir tendu à la chronique elle-même, espace de tension entre la légèreté, l’éphémère, et l’ambition critique. En cela, on aurait tort de voir du dogmatisme critique dans ce corpus, qui travaille la métaphore du masque et du décor – Paris en est la toile de fond –, et s’ingénie à déconstruire ce que la première partie de la chronique élaborait comme mythes. La chronique et ses topoï deviennent la matière même que le chroniqueur-poète se charge, en une malice toute fantaisiste, de détisser et de retisser.
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