Musset et la distinction nobiliaire : de l’urbanité à l’incivilité
Dans ses comédies, proverbes dramatiques et nouvelles, Alfred de Musset met en scène une politesse ambivalente, transformée par les mutations sociales et culturelles du xixe siècle. Héritier d’un idéal nobiliaire, il oppose le naturel raffiné de l’honnête homme de l’Ancien Régime à la civilit...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans ses comédies, proverbes dramatiques et nouvelles, Alfred de Musset met en scène une politesse ambivalente, transformée par les mutations sociales et culturelles du xixe siècle. Héritier d’un idéal nobiliaire, il oppose le naturel raffiné de l’honnête homme de l’Ancien Régime à la civilité artificielle d’une bourgeoisie et d’une nouvelle aristocratie financière guidées par les manuels de savoir-vivre. Cette tension entre l’urbanité souple et instinctive et l’étiquette codifiée nourrit une réflexion sur la distinction, essentielle pour le vicomte et l’aristocrate de plume qu’il est. Avec un mélange d’adhésion et d’ironie, il envisage le dandysme comme un modèle de politesse dissident : en rompant délibérément avec les bons usages, le dandy réinvente une forme de civilité qui le distingue du vulgaire. Son rapport paradoxal à la politesse révèle ainsi les fractures d’une société en voie de démocratisation, où les signes extérieurs de politesse ne garantissent plus la légitimité sociale, ni l’élégance morale.
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