Contre Sarmiento : Lucio V. Mansilla et l’opposition entre civilisation et barbarie dans la relation de l’Argentine à l’Europe

Entre le libéralisme de la fin du xixe siècle et l’héritage du nationalisme de son oncle Juan Manuel de Rosas, Lucio V. Mansilla produit une vision ambiguë du rapport entre l’Argentine et l’Europe, et renverse la dichotomie entre civilisation et barbarie de Domingo Faustino Sarmiento. Dans Fa...

Täydet tiedot

Tallennettuna:
Bibliografiset tiedot
Päätekijä: De Cabo, Mariana
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2025
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Entre le libéralisme de la fin du xixe siècle et l’héritage du nationalisme de son oncle Juan Manuel de Rosas, Lucio V. Mansilla produit une vision ambiguë du rapport entre l’Argentine et l’Europe, et renverse la dichotomie entre civilisation et barbarie de Domingo Faustino Sarmiento. Dans Facundo (1845), Sarmiento se sert de l’image du vieux continent pour penser une Argentine éloignée du gouvernement de Rosas qui personnifie le passé colonial espagnol et de la culture de gauchos et des peuples autochtones. Ainsi, dans le cadre de cet article, est étudiée la polémique entre Mansilla et Sarmiento, deux penseurs qui constituent des repères majeurs dans l’émergence de l’identité culturelle de l’Argentine. Si Sarmiento défend une conception de la civilisation qui privilégie la référence européenne, Mansilla soutient une conception qui accorde davantage de valeur à une référence argentine.