L’histoire comme critique : le legs méconnu d’Augustin Thierry
Avant de devenir un historien de la nation soutenant le régime de Juillet, Augustin Thierry a été un critique virulent du pouvoir étatique. Dans la première partie de son œuvre (1817-1827), il soutient que l’histoire doit être écrite du point de vue des vaincus. Cet article met en lumière l’origin...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2024
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Avant de devenir un historien de la nation soutenant le régime de Juillet, Augustin Thierry a été un critique virulent du pouvoir étatique. Dans la première partie de son œuvre (1817-1827), il soutient que l’histoire doit être écrite du point de vue des vaincus. Cet article met en lumière l’originalité du mode d’écriture de l’histoire associé à cette thèse. Thierry instaure un lien inédit entre connaissance historique et critique politique, qui les transforme l’une et l’autre : la critique politique doit s’historiciser, en s’émancipant du cadre abstrait de la philosophie, pour se rattacher l’histoire des vaincus ; et la critique historienne doit se politiser, en mettant en évidence le caractère irréductiblement situé de la production de traces documentaires comme de l’écriture de l’histoire. Cette conception de l’histoire a joué un rôle majeur, et encore souvent méconnu, dans la formation de la science historique et de la pensée politique contemporaines.
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