L’art de tirer à la ligne. Le dialogue dans le roman-feuilleton du xixe siècle
Dès le début de la publication de romans en épisodes dans les journaux quotidiens en 1836, les critiques constatent que les romanciers du feuilleton tirent à la ligne en multipliant les dialogues, ce qui alimente l’idée d’un dévoiement industriel de la littérature par le journal. En s’appuyant sur...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2024
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dès le début de la publication de romans en épisodes dans les journaux quotidiens en 1836, les critiques constatent que les romanciers du feuilleton tirent à la ligne en multipliant les dialogues, ce qui alimente l’idée d’un dévoiement industriel de la littérature par le journal. En s’appuyant sur des exemples tirés des romans-feuilletons publiés par Alexandre Dumas, Eugène Sue et Paul Féval, cet article analyse les causes de l’invasion du roman par le dialogue, dans le contexte spécifique de la production littéraire pour la presse périodique, soumise aux règles du calibrage et de l’écriture en collaboration. Fortement dialogué, le feuilleton produit un effet de dramatisation qui le met au diapason de l’actualité journalistique. Entretenant le désir de lire « la suite au prochain numéro », le dialogue contribue ainsi à faire entrer le roman dans l’ère des fictions sérielles.
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