Pour un roman du savant (1850-1900)
En plein âge positiviste, s’affirme, en marge de la nébuleuse des récits d’imagination scientifique, un sous-genre romanesque inédit, guère identifié comme tel jusqu’à présent, et que nous nous proposons d’appeler « le roman du savant ». Héritier du roman de formation, il en subvertit les codes pour...
Enregistré dans:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En plein âge positiviste, s’affirme, en marge de la nébuleuse des récits d’imagination scientifique, un sous-genre romanesque inédit, guère identifié comme tel jusqu’à présent, et que nous nous proposons d’appeler « le roman du savant ». Héritier du roman de formation, il en subvertit les codes pour mettre au jour un héros problématique, dont les tendances nostalgiques, sédentaires et asociales témoignent de la relative incapacité de la science à résoudre la double crise, romanesque et communautaire, du moment. Conçu comme un drame de l’intelligence, ce type de récit s’offre en outre comme une étude de la conscience épistémique, de ses failles et de ses zones d’ombre. Appartenant au canon classique, plutôt qu’à la littérature populaire, il se présente enfin comme un roman réflexif, au sein duquel les écrivains s’approprient tout en le modifiant l’éthos des scientifiques de leur temps. |
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