La voix de l’émancipation ? Pratiques chansonnières des couturières parisiennes au xixe siècle
Occupant une place particulière au sein de la classe ouvrière parisienne, les couturières fascinent de nombreux philanthropes et journalistes qui multiplient les publications, modelant ainsi l’image d’une ouvrière parfaite telle qu’ils la fantasment. Le temps libre de la couturière constitue une par...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2023
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Occupant une place particulière au sein de la classe ouvrière parisienne, les couturières fascinent de nombreux philanthropes et journalistes qui multiplient les publications, modelant ainsi l’image d’une ouvrière parfaite telle qu’ils la fantasment. Le temps libre de la couturière constitue une partie importante des productions de ces pygmalions masculins. Le chant est vu comme un moyen d’infuser les valeurs républicaines et de redresser moralement l’ouvrière. Au tout début du xxe siècle, certaines œuvres offrent une éducation artistique gratuite aux jeunes couturières parisiennes, utilisant des méthodes rappelant l’éducation par le chant à l’école. Malgré ces tentatives des réformateurs d’imposer un bon loisir, les ouvrières varient dans leurs pratiques chansonnières entre soumission, rébellion et parfois subversion. Cet article part à la recherche de leur voix singulière sur le chemin de l’émancipation. |
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