Le héros romantique, un justiciable comme les autres ? Réflexions à partir du cas Julien Sorel
Le héros romantique se définit par sa « dissociation […] avec la loi commune » (C. Baron). Dans le champ déjà ancien du courant de recherches interdisciplinaire « droit et littérature », il a donc été traditionnellement vu comme un « mauvais auxiliaire du juge » ( ibid.), inapte par son exceptionnal...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2023
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Le héros romantique se définit par sa « dissociation […] avec la loi commune » (C. Baron). Dans le champ déjà ancien du courant de recherches interdisciplinaire « droit et littérature », il a donc été traditionnellement vu comme un « mauvais auxiliaire du juge » ( ibid.), inapte par son exceptionnalité à inspirer le magistrat dans sa pratique juridique quotidienne. Pourtant, comme l’objecte le procureur Villefort au Comte de Monte-Cristo, dès qu’il se trouve dans un pays, il est théoriquement soumis aux lois étatiques ; il doit donc se garder de les enfreindre de façon visible s’il tient à préserver sa précieuse liberté. Cet article se propose d’étudier les stratégies permettant au héros romantique d’échapper, la plupart du temps, à l’emprise du droit — laissant le lecteur seul juge de la légitimité de ses actes. Enfin, il se propose, à partir de l’exemple de Julien Sorel qui a déjà inspiré plusieurs plaidoiries d’avocat, de réfléchir aux enjeux de mettre équitablement en scène son procès. |
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