Julia KRISTEVA, Dostoïevski face à la mort, ou le sexe hanté du langage, Paris, Fayard, coll. « Documents », 2021, 408 p.

Cet article examine la signification métaphorique du choléra dans Lélia de George Sand, en l’inscrivant dans le contexte de l’épidémie de 1832 à Paris, dont l’écrivaine fut témoin. Le roman s’appuie sur un vocabulaire particulier pour exprimer de façon très visuelle l’abjection du corps de l’héroïn...

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書誌詳細
第一著者: Feuillebois, Victoire
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2022
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cet article examine la signification métaphorique du choléra dans Lélia de George Sand, en l’inscrivant dans le contexte de l’épidémie de 1832 à Paris, dont l’écrivaine fut témoin. Le roman s’appuie sur un vocabulaire particulier pour exprimer de façon très visuelle l’abjection du corps de l’héroïne. La représentation tactile de Lélia lie son apparence marmoréenne à son rejet du désir masculin, ainsi qu’à l’inversion de la relation hiérarchique entre l’artiste et la muse. L’aspect sculptural de l’héroïne est lié au potentiel métaphorique du choléra qui peut faire ressembler ses victimes à des cadavres avant leur mort ; cela place Lélia dans un espace liminal entre la vie et la mort et libère ainsi sa représentation des exigences du réalisme.