L’intérêt : les tribulations d’une catégorie esthétique au seuil du XIXe siècle
L’article cherche à cerner les contours de l’intérêt, qui constitue, au seuil du xixe siècle, une catégorie héritée de deux siècles de poétique théâtrale et romanesque, et qui se situe au confluent de la poétique et de la réception : l’intérêt du lecteur ou du spectateur pour les personnages, c’est...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2022
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’article cherche à cerner les contours de l’intérêt, qui constitue, au seuil du xixe siècle, une catégorie héritée de deux siècles de poétique théâtrale et romanesque, et qui se situe au confluent de la poétique et de la réception : l’intérêt du lecteur ou du spectateur pour les personnages, c’est-à-dire son vif attachement pour eux, détermine l’intérêt de l’action, c’est-à-dire la tension qu’elle crée. L’intérêt est alors un critère de valeur esthétique de l’œuvre. Cette valeur en vient toutefois à s’inverser au xixe siècle : l’intérêt est dès lors associé à une littérature médiocre, agitant sans vergogne les excès du pathos. Pour les romanciers, qui ne peuvent envisager sans dommage de renoncer à l’intérêt des lecteurs, se met en place une sorte d’aporie : il va falloir négocier avec l’intérêt ou bien le renouveler. |
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