« Je rugirai. » Formes et enjeux de la déploration politique dans la poésie romantique
Dans la poésie romantique, la « corde d’airain » du registre polémique n’est pas l’unique instrument qui se dote d’une portée politique. L’élégiaque apparaît lui aussi comme un registre adapté à l’engagement sociopolitique. Les auteurs d’un vaste romantisme social à travers le siècle, de Louis Belmo...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2022
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans la poésie romantique, la « corde d’airain » du registre polémique n’est pas l’unique instrument qui se dote d’une portée politique. L’élégiaque apparaît lui aussi comme un registre adapté à l’engagement sociopolitique. Les auteurs d’un vaste romantisme social à travers le siècle, de Louis Belmontet à Joseph Déjacque, en passant notamment par Marceline Desbordes-Valmore et Victor Hugo, prennent part à un renouvellement du registre élégiaque en le mettant au service de la dénonciation des injustices et de l’exhortation au progrès. L’étude formelle permet de dégager une double tendance : le poème de déploration crée une communauté élégiaque. En ce sens, il est déjà politique. Par ailleurs, l’élégie se fait illocutoire en bousculant sa temporalité traditionnelle : chez les romantiques engagés, elle est une tension, un élan, d’un présent en deuil vers des lendemains qui chantent. |
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