Édouard MARSOIN. Melville et l’usage des plaisirs. Paris, Sorbonne Université Presses, 2019, 592 p.

En mai 1865, Charles Baudelaire écrit à son ami Édouard Manet : « Vous n’êtes que le premier dans la décrépitude de votre art ». On a lu cette phrase sibylline tantôt comme une raillerie, tantôt comme un encouragement. Cet article se propose de revenir sur l’idée de décrépitude, terme délicat dont l...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Nègre, Julien
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descrizione
Riassunto:En mai 1865, Charles Baudelaire écrit à son ami Édouard Manet : « Vous n’êtes que le premier dans la décrépitude de votre art ». On a lu cette phrase sibylline tantôt comme une raillerie, tantôt comme un encouragement. Cet article se propose de revenir sur l’idée de décrépitude, terme délicat dont l’interprétation a longtemps été source de controverses. On soutiendra que l’expression possède un sens qui lui est propre, et qu’il est permis d’établir ou de circonscrire le faisceau de ses significations en reprenant d’autres usages que Baudelaire en fit. Il s’agira avant tout de comprendre comment ce mot devient une catégorie qui s’intègre à un lexique que toute la critique d’art, mais aussi la poétique préalable de Baudelaire, ont préparé.