La fabrique des corps dansants au XIXe siècle : le dispositif académique
Si les enfants ont toujours dansé sur la scène académique au xviiie siècle, l’établissement d’une école de danse en vue de professionnaliser des enfants marque un tournant dans l’institutionnalisation de la danse en France. À partir de 1783, l’État royal puis impérial élabore un projet culturel vis...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Si les enfants ont toujours dansé sur la scène académique au xviiie siècle, l’établissement d’une école de danse en vue de professionnaliser des enfants marque un tournant dans l’institutionnalisation de la danse en France. À partir de 1783, l’État royal puis impérial élabore un projet culturel visant à former des danseurs professionnels selon une technique et une esthétique : Pierre Gardel, principal artisan de la mise en place de l’École de danse entre 1799 et 1817, dote l’institution académique de règles, organise des classes et recrute des élèves. Mais ce que révèlent l’étude des archives administratives et celles de la pratique, c’est la mise en place d’un dispositif de fabrique des corps. Au sens où l’entend Michel Foucault, le dispositif de fabrique des corps des enfants danseurs se définit par un ensemble hétérogène comportant à la fois des discours, une institution, des règles à la fois comportementales, administratives, morales et répond donc à un projet politique et éthique. À partir d’un corpus de sources variées, il s’agira de montrer comment au xixe siècle l’Académie de musique cherche à fabriquer des corps à l’image de l’État et comment l’École de danse de l’Académie de musique constitue bien un outil de gouvernement politique des corps. |
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