Querelles d’« amatrices » : dire la compétence au féminin pendant le XIXe siècle

Le xixe siècle s’ouvre sur une querelle de désignation : doit-on ajouter le mot amatrice, employé par Jean-Jacques Rousseau, dans les dictionnaires ? Parmi les arguments fréquemment employés contre ce mot, on trouve celui de l’analogie avec le mot auteur qui n’aurait pas non plus de féminin, bien...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Courant, Elsa
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2020
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descrizione
Riassunto:Le xixe siècle s’ouvre sur une querelle de désignation : doit-on ajouter le mot amatrice, employé par Jean-Jacques Rousseau, dans les dictionnaires ? Parmi les arguments fréquemment employés contre ce mot, on trouve celui de l’analogie avec le mot auteur qui n’aurait pas non plus de féminin, bien que ces deux termes ne puissent faire l’objet d’un amalgame. Le point d’achoppement dans l’acceptation du prétendu « néologisme » que serait amatrice tient à la reconnaissance implicite d’une forme de maîtrise, fût-elle de second ordre, au sexe féminin. À ce titre, les querelles de désignations, qui font encore parler d’elles à l’heure de la féminisation des noms de métiers, sont indirectement liées à la difficulté de parvenir à la reconnaissance d’un statut d’autrice au xixe siècle. Cet article vise à en explorer un aspect en partant d’un débat portant sur la définition d’une compétence féminine pouvant ouvrir la voie d’une légitimité auctoriale.