Autour d’un tableau de Jules Denneulin (1894) : peindre « en amateur » et peindre « en plein air », une image du travail artistique
Tandis que le paysage d’après nature s’établit, dès le xviiie siècle, comme le genre privilégié et emblématique des artistes amateurs, le plein air devint, dans la seconde moitié du xixe siècle, une pratique professionnelle surexposée. Témoignage de cette cohabitation dans un même espace de deux g...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2020
|
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Tandis que le paysage d’après nature s’établit, dès le xviiie siècle, comme le genre privilégié et emblématique des artistes amateurs, le plein air devint, dans la seconde moitié du xixe siècle, une pratique professionnelle surexposée. Témoignage de cette cohabitation dans un même espace de deux groupes de créateurs antagonistes, Un peintre amateur, présenté par Jules Denneulin au Salon en 1894, relève précisément d’une tentative pour établir visuellement une spécificité de la pratique des amateurs. À la lumière de la « déprofessionnalisation » contemporaine du monde de l’art et de l’indistinction croissante entre artistes amateurs et professionnels, l’œuvre invite ainsi à apprécier toute la distance que son auteur voulut mettre entre deux images, celle de l’amateurisme et celle du travail artistique. |
|---|