Entre utopie environnementale et environnement industriel insalubre : les papiers peints arsenicaux de William Morris
En 1861, l’artiste utopiste William Morris produit ses premiers papiers peints à la planche, une technique de production artisanale préindustrielle en accord avec les idéaux préraphaélites. Morris est aujourd’hui souvent décrit comme une figure de proue du socialisme et un pionnier de la pensée écol...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2020
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En 1861, l’artiste utopiste William Morris produit ses premiers papiers peints à la planche, une technique de production artisanale préindustrielle en accord avec les idéaux préraphaélites. Morris est aujourd’hui souvent décrit comme une figure de proue du socialisme et un pionnier de la pensée écologiste, mais il était également actionnaire puis membre du conseil d’administration de la mine de cuivre Devon Great Consols et a utilisé des pigments toxiques à base d’arsenic dans ses ateliers. Cet article se propose d’enquêter sur cette apparente contradiction. En replaçant les idées de Morris dans le cadre des débats contemporains sur la toxicité de l’arsenic et sur les causes des maladies, cet article permet de mieux comprendre le processus d’effacement des risques environnementaux liés à la production de ces papiers peints arsenicaux et de mieux définir la pensée environnementale de Morris. |
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