Les écologies du XIXe siècle : un diorama (Spitzberg, 1841)

La ruine et le vestige, constamment présents dans La Fortune des Rougon, dès le prologue, déterminent une lecture à plusieurs niveaux, entre mythe et histoire, éternité et actualité. Conçu d’emblée comme un récit des Origines, le roman est une ode au révolu et une méditation sur le destin. Dans ce...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: Vincent, Julien
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2020
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:La ruine et le vestige, constamment présents dans La Fortune des Rougon, dès le prologue, déterminent une lecture à plusieurs niveaux, entre mythe et histoire, éternité et actualité. Conçu d’emblée comme un récit des Origines, le roman est une ode au révolu et une méditation sur le destin. Dans cette optique, la ruine – pierre tombale, vieux puits abandonné, pan de rempart, masure… – qui fait signe vers des drames anciens et mal refoulés, participe aussi à la mise à distance ironique de l’histoire contemporaine. Le mystère qui s’attache au personnage de l’aïeule et le destin sacrificiel du couple idyllique formé par Silvère et Miette inscrivent la lecture des vestiges dans le paradigme de la nature sacrée. L’allégorie de l’arbre généalogique achève la conversion du roman en fable cosmogonique et prophétique.