Patrizio Tucci. Écritures du moi, paysages, figures dans l’œuvre de Chateaubriand. Paris, Classiques Garnier, 2018, 296 p.

Au carrefour des études de genre et de la géocritique, cet article examine comment et pourquoi Achille Essebac, auteur aujourd’hui méconnu de la France fin-de-siècle, s’inscrit dans le champ de la littérature viatique pour construire une image originale, sinon valorisante, de l’« homosexualité ». Ré...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Tabet, Emmanuelle
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2019
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Au carrefour des études de genre et de la géocritique, cet article examine comment et pourquoi Achille Essebac, auteur aujourd’hui méconnu de la France fin-de-siècle, s’inscrit dans le champ de la littérature viatique pour construire une image originale, sinon valorisante, de l’« homosexualité ». Récit de voyage à dimension autobiographique qu’il publie en 1898, Partenza… vers la Beauté ! témoigne en effet d’une sensibilité homoérotique. Dans une approche intermédiatique, il s’agit d’étudier les discours culturels et artistiques – y compris littéraires et photographiques – qui disposent l’écrivain à projeter dans une Italie néopaïenne les amours « pédérastiques ». Suggérant l’influence critique de Johann Joachim Winckelmann sur l’écriture d’Essebac, ce travail déconstruit la façon dont ce dernier défend l’homosexualité au prix non seulement d’une esthétique néoclassique, mais aussi d’une idéologie ethnotypique.