Clara Sadoun-Édouard. Le Roman de La Vie parisienne. Presse, genre, littérature et mondanité (1863-1914). préface de Ph. Hamon, Paris, Honoré Champion, coll. « Romantismes et Modernités », 2018, 561 p.

Mallarmé et Claudel, malgré leurs différences poétiques et existentielles, peuvent se rejoindre dans l’attention qu’ils ont portée à un objet particulier : l’éventail. Ainsi Mallarmé l’utilise-t-il comme support de courts poèmes, quand Claudel lui rend hommage dans l’inspiration orientale qui a guid...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Durand, Pascal
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2019
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Mallarmé et Claudel, malgré leurs différences poétiques et existentielles, peuvent se rejoindre dans l’attention qu’ils ont portée à un objet particulier : l’éventail. Ainsi Mallarmé l’utilise-t-il comme support de courts poèmes, quand Claudel lui rend hommage dans l’inspiration orientale qui a guidé ses Cent phrases pour éventails. Malgré l’hétérogénéité des supports qui ont vu naître ces poèmes – éventails réels ou livre japonais – l’objet ailé concentre des problématiques communes aux deux poètes. Volonté de dépasser la lourdeur éditoriale et émancipation des règles graphiques font souffler un vent de liberté sur ces textes, rythmés de battements nouveaux. Pliant la plume et l’encre aux exigences du visuel, voire la syntaxe à l’influence de la pensée japonaise, les poètes révèlent au prisme de l’éventail une réflexion esthétique qu’il est fécond de relire dans son contexte original d’écriture.