Patrick Labarthe. Sainte-Beuve. Une poétique de l’intime. Genève, Droz, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », 2018, 200 p.

Mallarmé et Claudel, malgré leurs différences poétiques et existentielles, peuvent se rejoindre dans l’attention qu’ils ont portée à un objet particulier : l’éventail. Ainsi Mallarmé l’utilise-t-il comme support de courts poèmes, quand Claudel lui rend hommage dans l’inspiration orientale qui a guid...

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Auteur principal: Glinoer, Anthony
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2019
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Mallarmé et Claudel, malgré leurs différences poétiques et existentielles, peuvent se rejoindre dans l’attention qu’ils ont portée à un objet particulier : l’éventail. Ainsi Mallarmé l’utilise-t-il comme support de courts poèmes, quand Claudel lui rend hommage dans l’inspiration orientale qui a guidé ses Cent phrases pour éventails. Malgré l’hétérogénéité des supports qui ont vu naître ces poèmes – éventails réels ou livre japonais – l’objet ailé concentre des problématiques communes aux deux poètes. Volonté de dépasser la lourdeur éditoriale et émancipation des règles graphiques font souffler un vent de liberté sur ces textes, rythmés de battements nouveaux. Pliant la plume et l’encre aux exigences du visuel, voire la syntaxe à l’influence de la pensée japonaise, les poètes révèlent au prisme de l’éventail une réflexion esthétique qu’il est fécond de relire dans son contexte original d’écriture.