Déplacements de la poésie ? Nijinski, Delaunay, Duchamp
Maintes innovations du modernisme français ont « déplacé » vers d’autres arts ce qui s’était déjà produit à l’intérieur de la poésie de Mallarmé. Des notions élaborées dans le cadre supposé « clos » et « pur » des écrits de ce poète ont aidé à définir la nature radicalement ouverte et composite des...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2019
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Maintes innovations du modernisme français ont « déplacé » vers d’autres arts ce qui s’était déjà produit à l’intérieur de la poésie de Mallarmé. Des notions élaborées dans le cadre supposé « clos » et « pur » des écrits de ce poète ont aidé à définir la nature radicalement ouverte et composite des œuvres « multimédia » qui inaugurent le XXe siècle. La simultanéité, la suppléance, l’identité-dans-la-différence, l’ordre du hasard, la disparition de l’auteur dans la collectivité : cet essai part de l’articulation de ces principes dans la prose de Mallarmé et de leur application dans plusieurs de ses poèmes pour montrer comment on les retrouve au cœur de trois créations à peu près contemporaines : le ballet L’Après-midi d’un faune de Nijinski (1912), La Prose du Transsibérien de Sonia Delaunay et Blaise Cendrars (1913), et le Grand Verre de Marcel Duchamp (initialement conçu, lui aussi, en 1913). |
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