Les Nouveaux Poèmes de Rilke : effleurer la sculpture de Rodin
Les études portant sur les relations entre les arts négligent le plus souvent la sculpture. Cet article examine l’« hymen » de la poésie et de la sculpture à travers le cas de Rilke qui, au contact de Rodin, a tenté de profondément transformer son œuvre. Tout en proclamant l’hétérogénéité de la scul...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2019
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les études portant sur les relations entre les arts négligent le plus souvent la sculpture. Cet article examine l’« hymen » de la poésie et de la sculpture à travers le cas de Rilke qui, au contact de Rodin, a tenté de profondément transformer son œuvre. Tout en proclamant l’hétérogénéité de la sculpture et de la poésie, Rilke, dans un geste solennel, dédie au sculpteur ses Nouveaux Poèmes [ II] ( Der neuen Gedichte anderer Teil, 1908). Il propose de prendre Rodin comme « immense exemple », alors même que le recueil ne décrit jamais les œuvres du sculpteur, mais les effleure de loin. Prendre Rodin pour modèle, c’est peut-être tenter de créer à la manière du sculpteur, mais c’est aussi inviter à lire comme Rodin lit les Fleurs du mal, en sculpteur. Les mains du lecteur qui touchent le poème pour explorer ses reliefs, continuent alors de créer le texte. |
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