L’hymen des arts dans le livre Art nouveau : amour de loin et union libre
En 1890, Maurice Denis appelait de ses vœux une décoration du livre « sans servitude du texte » consistant en « une broderie d’arabesques sur les pages, un accompagnement de lignes expressives ». L’ornementation linéaire qui investit le livre à la fin du siècle semble mettre en œuvre ce programme. L...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2019
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | En 1890, Maurice Denis appelait de ses vœux une décoration du livre « sans servitude du texte » consistant en « une broderie d’arabesques sur les pages, un accompagnement de lignes expressives ». L’ornementation linéaire qui investit le livre à la fin du siècle semble mettre en œuvre ce programme. Le livre devient alors un lieu où s’expérimentent de nouveaux nouages entre les arts et où s’inventent de nouveaux rapports entre lisible et visible. De l’amour de loin mis en abyme par l’ornementation de Mucha pour Ilsée, princesse de Tripoli à l’union libre du vers libre et de l’arabesque dans les éditions Deman en passant par le corps à corps de la reliure nancéienne, l’Art nouveau nous incite à filer la métaphore de l’hymen des arts effectué en mineur dans le livre considéré lui-même comme objet d’art. |
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