Un poème typo-litho-graphique : Mallarmé, Redon, Un coup de dés
« Je suis pour – aucune illustration », écrit Mallarmé, dans une formule qui écarte l’illustration en même temps qu’elle l’annexe au livre. L’article examine cette « fugue » entre images et texte dans le cas de l’édition Ambroise Vollard – demeurée édition fantôme – du poème Un coup de dés « illust...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2019
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | « Je suis pour – aucune illustration », écrit Mallarmé, dans une formule qui écarte l’illustration en même temps qu’elle l’annexe au livre. L’article examine cette « fugue » entre images et texte dans le cas de l’édition Ambroise Vollard – demeurée édition fantôme – du poème Un coup de dés « illustré » par Redon : aux blancs de la typographie devaient faire écho les noirs des lithographies ; à la « mobilité de l’écrit » que catalyse le dépliement du volume devaient répondre les formes en formation que Redon puise aux sources de l’Inconscient ; en sorte que l’abstraction du poème se serait vue reconduite à sa source figurale enfouie : là où, dans le transfert d’art, se découvre, « muet », un enfant mystérieux, à jamais « tu ». Il en résulte une nouvelle « partition » entre les arts, réunis et séparés à la fois, sous l’égide de la Poésie, dans le jeu du Livre. |
|---|