Péguy antiromantique ?
L’antiromantisme de Péguy vient d’abord de son socialisme : le classique tel qu’il le définit promeut le travail et l’action, tandis que le romantisme relèverait de la représentation et de la théâtralisation de soi. Cependant, c’est dans ces catégories mêmes que Péguy s’avère plus romantique qu’il n...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2018
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | L’antiromantisme de Péguy vient d’abord de son socialisme : le classique tel qu’il le définit promeut le travail et l’action, tandis que le romantisme relèverait de la représentation et de la théâtralisation de soi. Cependant, c’est dans ces catégories mêmes que Péguy s’avère plus romantique qu’il ne le dit : ses engagements civiques successifs s’accompagnent d’une tendance individualiste et volontiers sécessionniste, laquelle conduit à partir de 1909 au désir assumé d’écrire ses Confessions, projet relevant directement de la « représentation de soi » qu’il condamnait. En s’inscrivant dans une filiation rousseauiste, Péguy se rapproche d’une figure honnie par les antiromantiques conservateurs de son temps, en particulier Pierre Lasserre. Toutefois, il n’a pas renoncé à son antiromantisme, et ces Confessions restent un projet ressassé d’essai en essai sans être jamais directement mis en œuvre, sur le mode de la prétérition. |
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