L’antiromantisme des premiers réalistes : originalités et contradictions
Les « premiers réalistes », ou « réalistes de la sincérité », autour de Courbet, Champfleury et Duranty, mettent en place dans les années 1850 les bases théoriques d’un mouvement qui se développera tout au long du siècle, jusqu’au naturalisme. Pendant une dizaine d’années, ils s’attaquent sans relâc...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2018
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les « premiers réalistes », ou « réalistes de la sincérité », autour de Courbet, Champfleury et Duranty, mettent en place dans les années 1850 les bases théoriques d’un mouvement qui se développera tout au long du siècle, jusqu’au naturalisme. Pendant une dizaine d’années, ils s’attaquent sans relâche aux écoles qui les ont précédés, et tout particulièrement au romantisme. Leur antiromantisme virulent a des fondements esthétiques, éthiques, politiques et sociaux, mais leurs prises de position sont souvent paradoxales. Imprégnés de la philosophie de Proudhon, partisans de la démocratie et de l’émancipation du peuple, ils tournent pourtant le dos au prolétariat et à tout un pan de la société moderne en refusant de s’intéresser aux changements qui marquent leur époque. Contestataires, révolutionnaires dans leurs écrits, ils ne peuvent se détacher d’un fond conservateur solidement ancré chez eux. Leur antiromantisme, indissociable d’un antiféminisme et d’un antimodernisme, les rapproche alors, de façon inattendue, de la droite nationaliste du début du xxe siècle. |
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