Corinne Bayle. Broderies nervaliennes. Paris, Classiques Garnier, coll. « Études romantiques et dix-neuviémistes », Série Gérard de Nerval, 2016, 332 p.

Désireux de combiner une démarche sociocritique et une approche énonciative du texte littéraire, cet article aborde la question de la marginalité sur le plan de la perception, en interrogeant la manière dont les procédés formels à l’œuvre dans Salammbô de Flaubert travaillent la représentation du p...

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Bibliographic Details
Main Author: Mees, Martin
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2018
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Désireux de combiner une démarche sociocritique et une approche énonciative du texte littéraire, cet article aborde la question de la marginalité sur le plan de la perception, en interrogeant la manière dont les procédés formels à l’œuvre dans Salammbô de Flaubert travaillent la représentation du pauvre. L’analyse, attentive aux points de vue perceptifs et à leur mise en texte, met en lumière un dispositif énonciatif ambivalent, lequel renvoie dos à dos des évidences perceptuelles et une distanciation par rapport aux codes d’appréhension façonnant la figure du pauvre. Néologisme, double ironie et effacement énonciatif sont autant de stratégies textuelles qui, in fine, concourent à redéfinir cette réalité sociale de manière instable, en dehors d’une instance tutélaire de laquelle la définition du pauvre est habituellement tributaire.