« Je suis maîtrisé par mon imagination » : le cas Chénier
La poésie d’André Chénier accorde une importance particulière à l’imagination : conçue comme une dépossession de soi, elle s’apparente, par sa violence et l’autonomie dont la dote le poète rendu passif par ses assauts, à une crise qui invalide la raison. Transport, élans, désorganisation des faculté...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2018
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La poésie d’André Chénier accorde une importance particulière à l’imagination : conçue comme une dépossession de soi, elle s’apparente, par sa violence et l’autonomie dont la dote le poète rendu passif par ses assauts, à une crise qui invalide la raison. Transport, élans, désorganisation des facultés, ses symptômes la rattachent à la folie qui s’empare des esprits au moment 1800 : de la recherche d’une syntaxe plus souple, capable d’épouser les élucubrations des âmes poétiques, à la vogue des « folles » au théâtre, en passant par les convulsions politiques qui égarent les contemporains, les signes abondent d’un dérèglement et d’une perte des repères au tournant du siècle. Chénier, pleinement inscrit dans ce contexte, y joue un rôle moteur en tendant le miroir de ses textes aux excès et aux stupeurs des imaginations, amoureuses, familiales ou politiques, qui nourrissent son inspiration. Et si son œuvre se voulait, par ses fractures et ses lacunes, la partition la plus à l’écoute des chants inquiétants qui surgissent autour de lui ? |
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