L’« autoexotisme » des poètes provinciaux : une ruse dix-neuviémiste ? Le cas des Amours jaunes de Tristan Corbière
La notion d’« autoexotisme » est le plus souvent synonyme, dans les études littéraires et musicales, de pratique automutilatrice, dénotant l’acceptation passive d’une subjugation culturelle et la perpétuation des constructions hégémoniques de la culture dominante. En réévaluant la valeur « ex-centri...
Gardado en:
| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2018
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La notion d’« autoexotisme » est le plus souvent synonyme, dans les études littéraires et musicales, de pratique automutilatrice, dénotant l’acceptation passive d’une subjugation culturelle et la perpétuation des constructions hégémoniques de la culture dominante. En réévaluant la valeur « ex-centrique », « ex-centriste » et « dé-centralisante » des Amours jaunes (1873) de Tristan Corbière (1845-1875), cet essai entend souligner au contraire la réappropriation par la culture dite dominée d’un exotisme revalorisé en mode de création. En se fondant sur de récents débats dans le domaine des études postcoloniales et de la World Literature, cette nouvelle réflexion sur l’« autoexotisme » tente de dépasser les frontières et la logique de l’État-nation (Paris vs. Province) afin de réexaminer la contribution littéraire des poètes provinciaux français au xixe siècle. |
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