Bernard Degout. Je ne suis plus que le temps. Essai sur Chateaubriand. Paris, Fayard Histoire, 2015, 198 p.

Roland Barthes signale le caractère particulier de la théâtralité baudelairienne : elle fuit le théâtre et s’infiltre dans tous les autres domaines. Tout est donc théâtral chez le poète sauf, paradoxalement, ses projets de théâtre avortés. Or sa théâtralité n’a rien à avoir avec la prédominance de l...

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Autore principale: Petitier, Paule
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2018
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Roland Barthes signale le caractère particulier de la théâtralité baudelairienne : elle fuit le théâtre et s’infiltre dans tous les autres domaines. Tout est donc théâtral chez le poète sauf, paradoxalement, ses projets de théâtre avortés. Or sa théâtralité n’a rien à avoir avec la prédominance de l’illusion sur la réalité : elle accorde de la valeur à tout ce qui est vraiment réel et sincère, à savoir « le naturel » au sens théâtral du terme. Elle concerne surtout la relation du sujet avec un monde investi d’une faculté virtuelle, où il doit se comporter d’une façon tout aussi naturelle qu’artificielle. C’est assurément la condition de l’acteur qui incarne une personnalité autre que la sienne, mais aussi celle des personnages que Baudelaire invoque dans ses poèmes en prose ou dans ses Salons, et celle de l’artiste lui-même qui doit être conscient de sa double nature.